Selon le Sunday Times, quatre opérateurs de jeux d’argent titulaires d’une licence britannique font actuellement l’objet d’un examen de leurs activités publicitaires par l’Advertising Standards Authority pour avoir promu des jeux de casino susceptibles d’intéresser les enfants.

L’ASA a ouvert une enquête sur les cinq sociétés à la suite d’une plainte déposée dans le cadre de la Campaign for Fairer Gambling. La plainte portait sur M88, 138.com, Fun88 et Letou et machancecasino.org qui sont connus pour être les sponsors de grands clubs de football britanniques.

L’ASA va mener une enquête sur les activités publicitaires des cinq opérateurs de jeux de hasard afin de déterminer si les jeux de casino en ligne tels que Santa Paws et Fairytale Legends sont destinés aux enfants.

Letou a été le seul opérateur des quatre à faire un commentaire à ce sujet, indiquant au Sunday Times que les clients ne peuvent jouer à des jeux sur son site qu’après avoir rentré leur âge.

Les opérateurs de jeux de hasard en ligne offrent généralement des versions gratuites de jeux de casino populaires pour attirer les joueurs. De nombreux jeux mettent en vedette des personnages de dessins animés populaires et des thèmes tels les contes de fées ou les superhéros qui sont accusés d’être particulièrement attrayants pour les enfants et de banaliser le jeu parmi les membres les plus vulnérables de la population britannique.

L’an dernier, la Commission britannique des jeux de hasard a ordonné à ses titulaires de licence et à leurs partenaires publicitaires tiers de retirer tout matériel promotionnel susceptible d’attirer les enfants dans le monde du jeu. Le Sunday Times rapporte qu’il existe encore des sites de jeux de hasard et d’argent dont le contenu pourrait cibler les enfants.

La commissaire à l’enfance demande des mesures fermes

Plus tôt ce mois-ci, Anne Longfield, la commissaire à l’enfance pour l’Angleterre, a demandé la mise en œuvre de nouvelles règles qui rendraient plus difficile pour les mineurs l’accès aux sites de jeux et aux contenus gratuits liés aux jeux de hasard.

Selon elle, la facilité d’accès à ces jeux pourrait déclencher les pires formes de dépendance chez les enfants et les jeunes, car ils normalisent le jeu aux yeux de ce groupe démographique.

Un rapport récent commandé par la Commission britannique des jeux de hasard a montré que plus de 370 000 enfants de 11 à 16 ans jouent chaque semaine. L’étude a également révélé qu’environ 25 000 enfants sont dépendants au jeu ou souffrent d’un problème lié au jeu, et 36 000 autres sont à risque de le devenir.

Jeudi dernier, la Commission des jeux de hasard du Royaume-Uni a présenté des propositions de modification des conditions d’autorisation et des codes de pratique (l’ensemble des règles auxquelles chaque opérateur titulaire d’une autorisation au Royaume-Uni doit se conformer). Ces modifications portent en particulier sur les réglementations concernant « le marketing et la publicité, les clauses abusives, les plaintes et les litiges ».

L’organisme de réglementation du jeu a également invité les clients, les exploitants, les intervenants de l’industrie et les membres du public à participer à une période de consultation qui leur permet d’exprimer leur opinion sur les réformes proposées. Les parties intéressées auront jusqu’au 22 septembre 2019 pour faire part de leurs commentaires sur les changements qui pourraient avoir lieu dans le secteur des jeux de hasard en ligne au Royaume-Uni, qui est récemment devenu le plus important de l’industrie nationale du jeu.

Cette discussion a déjà aboutie à plus de règles pour l’industrie comme le mentionnait cet article de marketingweek.com en février dernier.