Cela intervient après que le FMI, en avril de cette année, ait prédit que le produit intérieur brut (PIB) du pays augmenterait de « seulement » 2,3 %.

Les chiffres suisses vont à l’encontre de la tendance actuelle de la croissance économique mondiale, alors que le FMI a ramenée son estimation précédente de 3,9% à 3,7% pour 2018 et 2019 il y a quelques semaines.

Les préoccupations actuelles concernant les négociations sur le Brexit et les guerres commerciales potentielles impliquant les États-Unis, ainsi qu’une croissance globalement plus lente que prévu au sein de l’Union européenne, sont cités comme les principaux facteurs pour un ralentissement global de l’économie.

Le mois dernier, le gouvernement suisse a relevé sa prévision concernant le  PIB pour 2018 de 2,4% à 2,9% et, plus tôt cette année, il a été annoncé que les exportations suisses avaient égalé et dépassé leur croissance récente. Les exportations du deuxième trimestre 2018 se sont élevées à 55,7 milliards de francs (47,8 milliards d’euros), soit un nouveau record trimestriel.

Les secteurs de la pharmacie, des machines, des instruments de précision et de l’horlogerie ont été parmi les plus performants. Avec des exportations record vers la Chine, les Etats-Unis et l’Allemagne, la valeur totale des exportations suisses a augmenté de 4,8 milliards de francs suisses (4,1 milliards €) depuis le premier trimestre 2017.

Malgré certaines raisons d’être positif, le FMI a également laissé entendre que l’économie suisse pourrait ralentir l’an prochain. Cela s’inscrirait dans le cadre d’une baisse de la croissance du PIB mondial, dont le FMI prévoit qu’elle passera de 2 à 1,8% en 2019.

Avec une industrie tournée vers les services bancaires et le domaine du luxe, la Suisse bénéficie toujours des hausses de l’économie au niveau mondial mais est aussi très sensible aux ralentissements, une nouvelle crise pourrait donc être dure pour l’économie Suisse bien que tous les indicateurs soient pour l’instant au vert.

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